Entrevue avec Sandrine Davin, poète : L’écriture, cette partie vitale de moi-même

Sandrine Davin rend hommage à Rimbaud dans son poème Lettre d’un soldat, publié dans la revue littéraire Soleil hirsute (numéro 2, volume 1 - automne 2021), à lire et télécharger gratuitement dans l’onglet Magazine. Ce poème bouleversant et intemporel est un cri dénonçant toutes les guerres qui n'ont jamais fini de ravager le monde.


D’où vous est venue l’inspiration pour votre poème « Lettre d’un soldat » ?

L’inspiration de mon poème « Lettre d’un soldat » m’est venue du poème « Le dormeur du Val » d’Arthur Rimbaud. Et puis le thème de la guerre est un sujet qui me touche beaucoup par ailleurs.

Extrait du poème « Lettre d'un soldat » publié dans la revue Soleil hirsute
Extrait du poème publié dans la revue Soleil hirsute

Pouvez-vous nous parler du tanka, cette forme poétique dont vous vous inspirez ?

Le tanka est une forme de la poésie traditionnelle japonaise qui est construite de 31 syllabes ou sons, selon la rythmique 5-7-5-7-7 (5 lignes). Vous avez publié 14 recueils de poésie. Quels thèmes abordez-vous dans votre recueil Et pour quelques grains de terre ?

Mon dernier recueil est Là où le soleil se fane, qui est sorti en août 2021. Mon ouvrage Et pour quelques grains de terre, paru en 2021 également, est une sorte de dédicace à mon grand-père qui nous a quittés il y a quelques années. Il y a une référence à la terre, aux racines et à l’homme, à cet homme… Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de vos interventions en tant que poète dans des écoles primaires et secondaires ?

J’ai une sorte de partenariat avec une enseignante de français au collège. En dehors de la pandémie actuelle, cette enseignante fait lire un de mes ouvrages à ses élèves; ils travaillent ensemble sur mes textes tout en suivant le programme de français de leur section. Ensuite, j’interviens en classe pour parler de poésie et ils posent leurs questions en lien avec l’ouvrage. C’est chouette ! Quels auteurs ou auteures vous ont marquée, et pourquoi ?

Je m’inspire beaucoup d’Arthur Rimbaud et de Baudelaire, qui pour moi sont des références en matière de poésie. Il y a une référence à la nature qui me parle beaucoup et à laquelle je tiens particulièrement.


Photo de Sandrine Davin
Photo fournie par l’auteur

Un livre que vous nous recommandez ?

Je n’ai pas de livre de fiction à vous recommander, car je ne m’y intéresse guère. Par contre, je vous conseille Bagdad mon amour du poète Salah Al Hamdani, qui est une merveille… En tant qu’auteure, quelle est pour vous l’ambiance de travail idéale, qui stimule votre créativité ?

Je n’ai pas forcément d’ambiance de travail idéale, car j’écris tout le temps, n’importe quand et qu’importe où. J’ai toujours un cahier et un crayon avec moi.



L’écriture n’est pas un « travail », elle est juste vitale, je l’ai en moi…

Votre citation préférée ?

Alors ce sera un proverbe indien : « Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant. »



Sandrine Davin est née le 15 décembre 1975 à Grenoble (France) où elle réside toujours. Elle est auteure de poésie contemporaine inspirée des tankas, et elle a publié 14 recueils de poésie, dont le dernier s’intitule Là où le soleil se fâne, paru aux éditions La Kainfristanaise en août 2021. Ses ouvrages sont étudiés par des classes de l’enseignement primaire et au collège, où Sandrine intervient auprès des élèves. Elle a ce goût de faire partager la poésie au jeune public et de donner l’envie d’écrire. Elle est également diplômée de la Société des Poètes français pour son poème Lettre d’un soldat.


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