Carnet de voyage d'une citoyenne du monde

Dernière mise à jour : 14 mars

Raymonde Casaubon, grande voyageuse, nous propose de savourer la beauté des visages et des paysages qu'elle a immortalisés au fil de ses périples. En cette période de déconfinement, quoi de mieux que de rêver à des rencontres déroutantes, dépaysantes, qui nous renvoient toujours à l'essentiel : notre humanité commune ?


Texte et photos : Raymonde Casaubon



En Algérie


Touareg dans le Tassilli n’Ajjers

Janvier 1993

Regard qui impose le respect !



Marcher dans le Tassili n’Ajjer, c’est :


Fouler le sable du Sahara dans toute sa splendeur et à l’infini.

Faire un retour intérieur sur soi.

Dormir à la belle étoile et admirer une voûte céleste imparable.

Au réveil, retrouver de la dentelle sur le sable.

Partager la taguella, « le pain du désert » cuit sous la cendre.

Boire les trois petits verres de thé à la menthe, « les trois tournées de l’hospitalité ».

Porter le « chèche » qu’un Touareg se fera un plaisir de vous mettre, car c’est tout un art, pour se protéger du soleil et de la chaleur.

Et c’est aussi économiser l’eau, car « l’eau c’est la vie ».



Au Tibet


Sur les hauts plateaux tibétains

Septembre 1995

Nous avons été accueillis dans leur tente pour y déguster du yogourt tout frais, d’une

blancheur exceptionnelle.



Marcher sur les hauts plateaux tibétains, c’est :


C’est tout d’abord atterrir à Lhassa, la « terre des dieux », à 3650 mètres d’altitude.

Avoir la chance de visiter le palais du Potala, résidence historique des dalaï-lamas jusqu’à la fuite en Inde de Tenzin Gyatso en 1959, et maintenant classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Côtoyer dans les petites rues de vieilles dames tibétaines en habits typiques et colorés.

Assister aux offrandes et aux prières avec les moines, faire tourner les moulins à prières.

Boire du thé beurré salé et manger la tsampa (farine d’orge grillée).

Faire le pèlerinage autour du mont Kailash (6638 mètres), partager le chemin avec de nombreuses familles tibétaines pour ce pèlerinage primordial.

Passer un col à 5600 mètres : le sommet est décoré de drapeaux de prières, j’y accroche ceux que j’ai achetés à Lhassa et apprécie ce moment.

Se baigner dans le lac sacré Manasarovar et monter au tout petit chiu Gompa boire le thé avec les moines.


Au Bhoutan


Moine dans un monastère au Bhoutan

Octobre 1996

Il était agenouillé dans la cour et coupait des légumes.



Marcher au Bhoutan, c’est :



Vivre dans le Royaume où le BNP (Bonheur National Brut), instauré en 1972 par le roi Jigme, est le plus important.

Sa géographie varie avec des forêts tropicales au sud et l’Himalaya au nord, sa superficie est celle de la Suisse.

La rencontre avec des populations très typiques dans des villages de montagne reculés.

C’est aussi renoncer à un trek en haute altitude suite à de fortes chutes de neige.



Avoir la chance de participer aux Tshechu, fêtes religieuses annuelles de la lignée Drupka du bouddhisme tibétain.

Ces fêtes se déroulent dans la cour des Dzong, ces magnifiques monastères ou forteresses typiques du Bhoutan, et sont très riches en couleurs.


À Madagascar

Novembre 2003

Le bonheur de se rouler dans le sable blanc !



Marcher à Madagascar, c’est :


Partager le quotidien d’un peuple qui n’est pas riche mais donne tout par sa gentillesse et son sourire.

Découvrir la grandeur et la beauté des baobabs.

Marcher dans les paysages exceptionnels du parc des Tsingy, « où l’on ne peut marcher que sur la pointe des pieds » !

Se baigner dans des eaux chaudes et turquoises.

Déguster d’excellents rhums de Madagascar !!

Aller à la rencontre du lémurien, animal emblématique de cette grande île.








Au Myanmar


Janvier 2005

Au détour d’un petit village... Les taches sur le visage du petit garçon sont du tanaka, qui le

protège du soleil. Le tanaka est une poudre végétale faite à partir de plusieurs arbres poussant au Myanmar.



Marcher en Birmanie, maintenant appelée Myanmar, c’est :



Découvrir Yangon, sa capitale, et l’emblématique pagode de Swedagon au stupa doré, certainement le sanctuaire le plus important du Myanmar.

Partir à la rencontre des habitants à travers les petits villages où les enfants sont toujours très accueillants et souriants.

Découvrir Bagan et ses 3000 pagodes au lever du soleil, un émerveillement, site classé au patrimoine mondial de L’UNESCO.

Le pont U Bein à Mandalay au coucher du soleil, un beau souvenir.

Partager le savoir-faire de tous les artisans de ce pays.



Au Vietnam


Octobre 2019

Cette petite dame était tellement heureuse que l’on s’arrête près d'elle un moment !



Marcher au Vietnam, c’est :



Accepter d’avoir chaud et de supporter l’humidité permanente !

Mais quel beau pays au passé dramatique...

Accueil tellement souriant et chaleureux des habitants.

Patchwork de verts avec les étendues de rizières.

Une cuisine saine et colorée.

Faire du kayak dans la baie d’Halong !


Sur l'île de Pâques


Octobre 2007

Un grand rêve s’est réalisé. Magnifique découverte !



Marcher sur l’île de Pâques, c’est :


Tout d’abord un grand moment !

Accueillis par Jean-Pierre, un Breton tombé amoureux de cette île et marié à une Pascuane, nous avons le plaisir de déguster sa cuisine tout au long du séjour.

Rapa Nui est son nom autochtone et les statues sont les Moaïs.

C’est une île volcanique entourée de petits îlots.

Le mystère des Moaïs, comment ces statues ont-elles été faites, érigées et déplacées ? Un grand mystère qui, grâce à des études scientifiques, s’éclaircira peut-être un jour.



À propos de l'auteure :


Je suis née à Montréal en compagnie de mon frère jumeau Richard. Arrivée en Suisse dans le milieu de la santé pour une année en 1974, j’y suis toujours et y vis une retraite agréable !

Mes voyages se font, pour la plupart, sous forme de randonnée : marcher pendant sept ou huit heures, voire plus, monter et descendre au soleil ou sous la pluie et le vent, transpirer, avoir mal aux pieds et quelquefois se poser la question : « Qu’est-ce que je suis venir faire ici ? » Mais finalement. n’est-ce pas la meilleure façon d’aller à la découverte d’un pays, de ses paysages, et surtout de ses habitants ?


Ma première expérience de randonnée s'est déroulée en Islande en 1988, et depuis, j’ai bien bourlingué dans différents pays d’Europe, d’Asie et des Amériques.


Pour William Shakespeare, la mémoire est la « sentinelle de l’esprit » : c’est un ensemble de processus complexes qui permettent de se souvenir. La mémoire étant une faculté qui oublie, d’après le dicton, j’immortalise en photos tout ce que je vois, vis et entends.

La photographie est une de mes passions, héritage de mon papa. C’est pourquoi j’ai choisi d’ajouter à ces quelques lignes différents portraits qui évoquent de très bons moments. En effet, je me souviens exactement du lieu et de l’ambiance de chacune de ces photos.




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